Le match : êtes vous plutôt Mavic AIR ou Mavic PRO ?

Présenté en janvier, le Mavic Air – nouveau drone ultra compact – est désormais disponible sur le site de DJI. Il est temps de regarder de près les performances du petit frère comparée à celle du Mavic Pro !

Le Mavic Air en résumé :

  • il se repli (contrairement au Spark) pour être vraiment rikiki. Un poids réduit de moitié par rapport au Mavic Pro !
  • une portée acceptable à mi distance entre le Spark (trop courte) et le Mavic Pro
  • une endurance réduite (batterie)
  • des qualités photos et vidéo à la hauteur du grand frère
  • mais moins de réglages possibles tant sur la radio-commande que dans Dji Go 4 : le Mavic Pro conserve une petite longueur d’avance
  • un bruit de moustique très désagréable !
  • en bref : idéal pour les voyageurs ou comme complément photo tandis que les plus exigeants en matière de photo ou de discrétion s’orienteront vers le Mavic Pro ou le Phantom 4.

La compacité au rendez vous !

Le Mavic Pro avait frappé très fort en 2016 au point de faire chuter Gopro. Le Spark lancé en juin 2017 malgré son poids réduit nous avait déçu. Le Mavic Air est à nouveau une vraie réussite en terme de compacité. Pour faire simple, on pourrait résumer l’appareil aux performances du Mavic dans un corps de Spark. En réalité, plié il prend encore moins de place que le Spark ! 683 cm cube pour le MA, 1124 cm cube pour le spark et 1432 cm cube pour le MP. Une performance et un écart qui s’accentue encore grâce à la radio-commande dont les sticks sont démontable : bien joué pour le volume et aussi pour la solidité au fond d’un sac à dos par exemple… Reste que au delà des chiffres, à moins d’être vraiment très limité, la différence dans un sac à dos ne sera pas aussi flagrante que l’écart entre un Phantom et un Mavic.

Connectique, stockage et transfert de data : un petit 2-1 pour le Air

Le Mavic Pro permet de connecter un cable en USB-B le Mavic Air vit avec son temps et présente un port USB-C. Pas de révolution fondamentale mais petit avantage pour le Mavic Air qui mène 1-0. Le Mavic Pro reprend l’avantage pour ceux qui désirent extraire leurs données en éjectant la carte micro-SD : l’habitacle du Mavic Air, bien qu’en position centrale, rend difficilement accessible la carte : dommage. Mais le MA reprend une vraie longueur d’avance en disposant de 8Go de mémoire embarquée (et donc accessible via le port USB-C). Une mémoire interne qui sortira d’un mauvais pas les étourdis qui oublient de remettre leur carte dans le drone…

La radiocommande :
volume réduit pour le Air,
fonctionnalités avancées pour le Pro

Cet accessoire fondamental est l’illustration parfaite des deux voies  suivies par chacune des deux versions du Mavic. Simplicité et encombrement réduits pour la version Air, et approche permettant plus de contrôle et de réglages pour la version Pro. Sans écran de télémétrie, et avec seulement une seule molette de réglage (pas de bouton C2 ni 5D) la RC du Mavic Air pourrait paraître bien décevante. A la place, les sticks sont faciles à dévisser et à ranger à l’intérieur de bras de la RC : moins de place et moins fragile mais aussi moins de fonctions accessibles… En fonction de son usage, on sera gagnant ou perdant !

Grosse déception pour l’écran Crystal sky

On l’a compris, la philosophie du Mavic Air c’est la simplicité et la légèreté. Il est ainsi logique de privilégier un petit smartphone comme écran de contrôle au « gros » et « lourd » écran maison Crystal Sky. Vous me direz que vous n’avez de toutes façons pas le choix, le Crsytal Sky n’entre pas entre les bras de la RC et ceux-ci, modifiés par rapport à la RC du Spark ou du Pro ne permettent pas d’insérer le support de fixation du Crsytal Sky. On entend bien la priorité laissée à la légèreté mais en quoi la possibilité de placer le CS aurait handicapé le Mavic Air ? Un vrai manque de réflexion de la part des ingénieurs DJI, le CS restant de loin le meilleur écran pour visionner confortablement son retour vidéo en environnement lumineux.
Pour les utilisateurs les plus exigeants, c’est un carton jaune pour le Mavic Air !

Le chargeur : RAS

Si la forme diffère entre les deux, pas de différence révolutionnaire, chaque pack combo est pourvu d’un hub permettant de charger 4 batteries simultanément. Notons tout de même qu’à l’usage, la mise en place verticale des batteries du Mavic Air est un peu plus pratique dans le sens ou le dispositif tient moins de place.

Comportement en vol : égalité

Franchement, les deux drones se valent. Vitesse de pointe de 68 km/h pour le Air contre 65 pour le Pro, pas de quoi fouetter un chat. Les deux appareils sont excellents tous les deux : note excellente.

Détection d’obstacles

Le Mavic Air se voit doté d’un détecteur d’obstacle à l’arrière en plus de l’avant et de la partie inférieure pour le Mavic Pro. Encore 3 cotés et ce sera parfait !

La nacelle

En vol, le comportement de la nacelle est équivalent.
Par contre, DJI a fait un pas en avant en matière de protection de la nacelle, tant en vol que lors du transport du drone avec un capot plus efficace et stable. Avantage Air pour le capôt donc !

Les batteries

Notons tout d’abord le nouveau système de mise en place de la batterie sur le Mavic Air : deux sécurités permettent de réduire le risque de détachement de la batterie qu’il faut encastrer dans son logement, sécurisé par un repère visuel rouge lorsqu’il est mal mis. Cela mis à part, on est forcément déçu par les 16 à 17 minutes de vol permises par le Mavic Air tandis que le Mavic Pro en permet 27 à 30.
Il faudra 3 batteries (soit 720 g et 297 €) pour voler 85 minutes en Mavic Pro, et 5 batteries (soit 700 g et 395 € euros) en Mavic Air… Bref, un allègement au détriment de l’endurance mais aussi de votre portefeuille…

Portée radio

Si la portée du Spark était franchement décevante, la distance parcourue en Mavic Air avant de voir le retour vidéo se brouiller puis le signal se couper entre la RC et le drone est plus acceptable. Grosso modo, dans un environnement peu perturbé, on peut compter rejoindre 800 à 900 mètres, plus de 2 kilomètres si tout est parfait ce qui est rarement le cas. C’est beaucoup moins bien que le Mavic Pro, mais c’est objectivement suffisant la plupart du temps est cela permet déjà d’aller au delà de ce qui est accepté par la réglementation française (drone à vue). Notez qu’en ville il semble difficile de dépasser les 300 mètres (environnement radio chargé) mais en ville, en principe, le drone est interdit en France en tous cas.

Le match :

  • Pour les avententuriers, les voyageurs qui veulent un drone au fond du sac au cas où ou pour des vols ponctuels et prix sur le vif : Mavic AIR
  • Pour les explorateurs, ceux pour qui l’allonge et l’endurance compte : Mavic PRO
  • Pour les étourdis : avantage Air grâce à sa mémoire intégrée
  • Pour les inconditionnels de l’écran Crystal Sky : carton rouge au Mavic Air…
  • Pour ceux qui ne veulent pas se soucier des réglages : Mavic AIR
  • Pour ceux au contraire qui veulent garder la main facilement sur le shutter, l’exposition, avoir plus de choix de réglages : le Mavic PRO
  • Pour ceux qui souhaitent un drone le plus discret possible en vol : Mavic Pro Platinum (et de loin !)

Conclusion

Beaucoup de petit détails qui donnent satisfaction pour le Mavic Air. 80% des utilisateurs trouveront ce petit drone parfait ! On regrette simplement que le bruit en vol n’aille pas dans le bon sens, que la molette C2 ait disparu de la radio-commande et que Crystal Sky ne soit pas facile à placer dans la RC… La version Pro garde une petite longueur d’avance pour tout ce qui est réglage de l’image, ainsi que pour la discrétion du platinum…

 

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